L’agglomération créée en 1993 avec six communes en regroupe aujourd’hui 43 soit 62 000 habitants. Elle est un organe incontournable de la vie quotidienne locale, Tonneins en assure la vice-présidence.
Alors que l’année 2026 a été marquée par des élections municipales et communautaires qui ont vu la présidence revenir au maire de Marmande Joël Hocquelet, et que des tensions agitent actuellement l’organe directeur, le bureau communautaire un petit éclairage sur le rôle et les missions de la structure s’impose.
Prenez 78 élus communautaires de sensibilités politiques différentes, aux préoccupations diverses selon leur zone géographique et la taille de la commune et tentez de les faire cohabiter et de s’entendre pour faire vivre un territoire de 657 km²: c’est le pari quotidien du Val de Garonne Agglomération.
Une instance marquée par la tendance de métropolisation qui crée forcément des frustrations parmi les petits Poucet mais qui reste indispensable. Sans l’Agglo, pas de collecte et de traitement des déchets, pas de réseau de bus, pas de crèches et de centres de loisirs ou d’aides entrepreneuriales; mais aussi pas de projets structurants à l’échelle du territoire. Le tout s’articule autour de trois axes forts: la transition écologique, la cohésion sociale, l’attractivité.
En outre, dans 18 domaines, l’Agglo a pris la compétence à la place des communes. Cela signifie que les mairies n’ont plus la main ni le financement sur l’emploi/formation; l’enfance/jeunesse/famille; l’agriculture; la transition écologique; les inondations; les déchets; l’économie; la cohésion sociale; les mobilités; le tourisme; la politique de la ville; la petite enfance; la santé; les piscines; la voirie; l’habitat et les manifestations d’intérêt communautaire.
Des missions d’une grande diverses qui irrigue le vie citoyenne de tout un territoire où la responsabilité et les financements de VGA sont engagés.
Si elle est souvent prise pour cible sur l’épineux sujet des poubelles; si on considère (parfois à juste titre) que rajouter une couche au mille feuille administratif complique la réactivité, sans VGA aujourd’hui il serait impossible pour bien des communes de voir leurs projets aboutir.
Grâce à son ingénierie, des centres-bourgs peuvent être refait comme l’opération de revitalisation et de colorisation des façades New Orléans à Tonneins. Dans la cité des Tabacs, l’Agglo a aussi permis d’avoir un Pôle d’Echange Multimodal à la gare; elle est aussi partie prenante dans le dossier de la Manu au même titre que la mairie, le Département et la Région.
Mais au-delà de l’institution opérationnelle, VGA est aussi une caisse de résonance politique où les partis, les alliances et les inimitiés restent rarement à la porte. Ce à quoi s’ajoute l’opposition entre les deux plus grandes villes et les villages, entre urbains et ruraux voire entre les deux villes-centres elles même.
Un exercice d’équilibriste permanent où l’art de la négociation le dispute à celui d’avaler des couleuvres et où il faut avoir le cuir épais pour survivre et porter la voix et l’intérêt général.
Pour cette nouvelle mandature, Tonneins s’en sort plutôt bien avec pas moins de dix élus (le nombre les plus élevé derrière Marmande) dont le maire Denis Bertolaso, 1er vice-président mais aussi Jonathan Biteau et Gabin Peyros en bureau communautaire ainsi qu’Hélène Chastier, Karine la Marra, Manuela Baïona, Ouidad Barhya, Michel Bigorgne plus Jérémie Bespéa et Dany Titonel.
Avec une telle délégation, et à condition que tous ait l’intérêt de la ville en commun, il est à espérer que les projets majeurs pour Tonneins et son bassin de vie soient défendus avec ardeur et conviction.


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