Les lecteurs assidus de cette rubrique n’auront pas manqué de remarquer que nous avons déjà discouru sur le premier conseil municipal de Denis Bertolaso, son caractère expéditif, mais aussi le choix fait de ne plus le retransmettre selon les mêmes modalités que précédemment.

Concernant ce dernier élément une question de coût et « un pool d’économie » ont été avancés comme justification.
Et bien sûr sur un sujet aussi peu engageant politiquement les réseaux sociaux s’en sont donnés à coeur joie, criant soit au génie de l’économie soit au drame démocratique.

Etonnamment très peu se sont insurgés contre un autre élément pourtant tout aussi symbolique et important: l’augmentation de 15% des indemnités du maire et de ses adjoints.
Là où, dans d’autres communes, la presse et les oppositions s’en sont emparés pour dénoncer ou expliquer, à Tonneins c’est passé quasiment comme une lettre à la Poste ou comme un dû évident noyé dans l’administratif d’une mandature débutante.
Pas d’articles dédiés ni de commentaires acerbes.

Le fait de priver une partie de la population d’une vidéo de conseil municipal pour raison financière (tout en promettant un compte rendu écrit dont on n’a pas vu la couleur dix jours plus tard) a donc plus d’impact auprès du grand public que cette revalorisation sans précédent.
Rappelons qu’ailleurs en France, et sans tomber dans l’angélisme, certains maires ont renoncé à leur indemnités ou les ont transformés en dons estimant que leurs revenus personnels leur suffisaient.

Si la plupart des citoyens n’en demandent pas tant, il serait bon que les élus se rappellent que les premières mesures d’un mandat ont toujours une portée symbolique très importante.

Et que la morale ici pourrait bien être que l’intérêt général semble peser moins lourd face à l’entre-soi et à l’intérêt personnel.


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