Un mois jour pour jour après l’incendie de la Manu, un nouvel élément sur la gestion de cette crise majeure pour la ville vient de refaire surface.
Et il ne peut qu’étonner et interroger quand on sait que le nouveau maire Denis Bertolaso est médecin généraliste mais aussi ancien médecin des pompiers, parfaitement au courant des risques sanitaires causés par les émanations d’un incendie.
Lorsque la Manu s’embrase le 21 juillet dernier, le panache de fumée est visible à des kilomètres à la ronde. Et comme lors de tout sinistre de ce type un dégagement toxique de monoxyde de carbone se produit. En outre, dans ce cas précis, la question de l’achèvement du désamiantage est variable selon les témoignages recueillis. D’ailleurs la ville a annoncé a posteriori avoir demandé des analyses de la qualité de l’air, dont on attend toujours la publication des résultats.
Malgré tout ça, on apprend la semaine dernière que le maire s’était opposé le jour J à la fermeture du centre de santé du bassin tonneinquais. Située dans le faisceau des fumées, deux rues après le sinistre, la structure avait pris la décision de fermer à midi pour éviter à ses patients de se déplacer dans un environnement dégradé.
Une décision globalement bien acceptée de la patientèle, moins du maire qui n’a pas manqué de manifester son mécontentement auprès des responsables.
Quel paradoxe tout de même quand on approuve dans la même journée l’évacuation de la rue Gambetta pour cause de fumées toxiques.
Tel le nuage de Tchernobyl, les fumées de la Manu se seraient-elles donc arrêtées là, derrière une invisible barrière administrative ?
Ou cette décision (relevant du simple principe de précaution) agace, parce qu’en creux, elle met en lumière une réactivité à deux vitesse le jour J ?


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