Plus de six mois après le changement de municipalité, le style Bertolasao peine à s’affirmer et le rebond post-électoral est aux abonnés absents.
Y a t-il un nouveau pilote dans l’avion de la municipalité tonneinquaise ? La question est légitime quand on constate l’absence d’une seule initiative novatrice depuis l’élection de Denis Bertolaso.
D’un tempérament beaucoup plus effacé que son flamboyant prédécesseur, inexpérimenté en politique comme une grande majorité de ses élus les plus proches, le nouveau maire et ses intentions restent toujours aussi difficiles à cerner.
Et dans une période de morosité croissante et de contexte économique tendu, ce manque de dynamisme et de nouveauté pèse sur la ville.
Ailleurs, de villes en villages, de communes rurales en cités urbaines, dans le Val de Garonne et au-delà, que le maire ait changé ou pas, de nouvelles manifestations et un nouveau souffle émergent.
Que ce soit à Marmande avec de nouveaux commerçants ou de nouveaux festivals (La Clef des Chefs, Rocktobre), à Gontaud avec la renaissance du marché dominical ou à Sainte Bazeille avec ses marchés gourmands ou les prémices d’un comité des fêtes partout la marche avant est engagée avec l’avantage de donner une image positive et de rassembler autour de projets communs associatifs ou pas.
Preuve qu’il s’agit bien là d’une volonté politique et non de moyens ou d’étiquette politique.
A Tonneins on pourrait se demander si ce n’est pas l’équipe B de Dante Rinaudo qui gère la ville. Depuis mars, la nouvelle municipalité semble juste s’être glissée dans les chaussons des précédents sans ambition ni vision.
Octobre Rose maintenu mais dont la fréquentation chute en flèche; Halloween récupéré de justesse par le Point Commun parce que la nouvelle responsable de l’événementiel (adjointe au maire de Villeneuve et élue départementale, cherchez l’erreur) n’aurait pas voulu s’en occuper; animations de Noël balbutiantes et plus tôt dans l’année réédition à l’identique du 15 août, de la Féria des Assos mais aussi poursuite du projet du tribunal, du centre des impôts ou de l’îlot Jules Ferry. Pas de rupture, de marquage de territoire, d’innovation; les seules nouveautés sont le logo et une communication atone, en mode pratico-pratique, qui parfois annonce les événements après leur tenue.
Alors pourquoi ça fonctionne ailleurs et pas ici ?
Certains objecteront la phase d’installation ou les problèmes financiers qui nuisent à la fertilité du terreau tonneinquais, quand d’autres ne pourront que déplorer le manque de concertation et d’implication de l’ensemble des acteurs ou un climat politisé à l’extrême.
Les faits en réalité parlent d’eux mêmes: des élus très peu visibles (hormis aux assemblées générales obligatoires et autres inaugurations) mais très peu de « relationnel du quotidien » et de visites spontanées ce qui explique une déconnexion totale avec la réalité notamment économique du terrain.
Concrètement, Tonneins reste désormais une des seules villes à ne pas avoir de comité des fêtes, la manager de commerce a disparu des radars, la renaissance de l’UST est annoncée en catimini et l’entre soi règne en maître.
Le paradoxe de tout ça: l’équipe Bertolaso a tout fait pour effacer l’empreinte Rinaudo…. tout en faisant travailler ses démissionnaires. Malheureusement on fait rarement du neuf avec du vieux.
Et pendant qu’un nouvel élan naît ailleurs, Tonneins préfère rester agrippée à ses vieilles habitudes quitte à lasser. Ou à être oubliée.


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