L’association d’enseignement musical entame un nouveau chapitre de sa longue histoire tonneinquaise grâce à une équipe remaniée et soudée autour d’un esprit de famille retrouvé.

En plus de quarante années d’existence, l’Ecole des Arts (EDA) en a vécu des grandes joies et des moments difficiles. Depuis la rentrée 2025, le choix a été fait de regarder vers l’avenir avec dynamisme, et les résultats sont déjà là.
A l’occasion du concert « Des Balkans aux Caraïbes » qui aura lieu le samedi 23 mai, à 20h30 à la Manoque, avec en tête d’affiche le groupe Pura Vida, Valérie Bottechia présidente de l’association, Yves Le Turnier trésorier et Katia Lipatoff la nouvelle directrice reviennent sur cette année qualifiée de « charnière. »

En précisant en préambule que ce concert sera le dernier du genre car la programmation va ếtre remaniée la saison prochaine. Un changement qui s’accompagne d’un lifting global, en matière de communication, mais pas que: nouveaux locaux repensés, nouvelle secrétaire, nouveaux lieux de stockage, nouveau logo, nouvelle page Facebook. « L’objectif est de réaffirmer notre existence et d’attester de ce qu’on propose et qu’on sait faire depuis très longtemps…. mais qu’on ne montrait pas assez. »

L’événement de cette semaine est un bon exemple de ce changement avec l’organisation d’une soirée dansante et festive en présence des écoles de danse du département mais aussi une première partie assumée par l’orchestre des Poly’sons et l’atelier des musiques actuelles. Cette volonté d’ouverture, de mixité et de légèreté sont les signes d’un changement profond dans le mode de fonctionnement et dans l’état d’esprit de l’Ecole des Arts.
« La période n’est pas forcément propice au monde associatif et pourtant nous sommes en plein renouveau avec une hausse des effectifs. Ce n’était pas prévu mais c’est une bonne surprise qui nous satisfait » soulignent les deux femmes en dévoilant quelques ingrédients de ce retournement de situation.

Un changement de direction, un conseil d’administration enfin au complet, des commissions qui structurent l’activité, un esprit d’équipe qui n’a jamais été aussi fort et un investissement massif des parents d’élèves dans la vie de l’association « sans oublier un enseignement de qualité qu’on ne veut pas brader à n’importe quel prix » liste Katia Lipatoff. Avec 185 adhérents toutes disciplines confondues et une forte hausse au sein des cours collectifs de danse et de théâtre, « c’est un pari qui a fonctionné et qui augure du meilleur pour nos projets d’avenir. On ouvre des portes qu’on n’avait jamais ouvertes, on décloisonne et on soigne la bienveillance. Tout ceci permet la mise en place d’un cercle vertueux que reflète cette dynamique. On est enfin reconnu à notre juste valeur. »

Ce nouveau souffle est seulement un peu empêché pour le moment par des finances fragiles. Rappelons qu’en 2024, l’association était quasiment au bord de la fermeture. L’intervention financière et restructurante de l’ancienne majorité avait parmi de passer l’écueil. « Aujourd’hui, c’est le changement de direction qui nous coûte et nous fragilise, mais une fois ce litige réglé on sera plus serein. On tend aussi vers une plus grande professionnalisation associative qui a un coût ce qui explique notamment que les spectacles soient désormais payants  » explique la directrice.

Pour couronner le tout, des travaux d’insonorisation prévus de longue date vont enfin avoir lieu, notamment dans la salle d’orchestre.

Nul doute qu’avec une partition aussi bien réglée la croissance de l’EDA aille crescendo.


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