Depuis quelques semaines, une grue scinde le cours de l’Yser en deux et y empêche la circulation automobile afin de réaliser des logements, en lieu et place de l’ancien garage Opel.
Pendant près de six mois, une grue a empêché la circulation à l’extrémité du cours de la Marne. Elle était indispensable aux travaux de réhabilitation du bâtiment au-dessus de la supérette de la place Jean Jaurès, par Habitalys.
L’accès aux commerces n’était possible qu’à pied. Les habitants et touristes habituellement usagers de cette voie pour rejoindre le centre, se garer sur la place ou accéder à la maison d’hôte à proximité avaient dû alors réaliser des acrobaties via des déviations aléatoires pour rejoindre leur destination.
Depuis quelques semaines elle a disparu et la dalle qui l’a supportait aussi. Seule reste un baraquement de chantier pour les ouvriers, qui n’a pas empêché le rétablissement de la circulation au grand soulagement des riverains.

Il aura malheureusement été de courte durée puisque quasiment la même semaine une nouvelle grue a été installée dans le prolongement de cette même rue, dans le cours de l’Yser. Une installation à l’improviste qu’ont assez peu goûté les riverains non ou mal informés. Il faut dire que le projet en cours commence à dater et n’a été évoqué qu’en conseil municipal sous l’ère Rinaudo.
Le rachat et la destruction de l’ancien garage Pouydesseau est effectif depuis plusieurs mois, avec la conservation d’une partie plus ancienne comportant une plaque signalétique originale.
Lors du conseil municipal du 9 décembre, l’ancien maire Dante Rinaudo et l’ancien premier adjoint Guy Laumet avaient détaillé ce chantier, sans jamais évoquer les conséquences sur la circulation dans la rue.

Il s’agit d’une construction en Vefa (vente en l’état futur d’achèvement) de neuf logements sociaux réalisés par un cabinet d’architecte pour le compte du bailleur social Domofrance. Le montant: 1 885 348€ et une subvention communale et communautaire respective de 18 000€ chacune et 38 000€ pour le Département.
« L’avantage c’est qu’on a un bâtiment de plus de réhabilité » s’était réjoui le premier adjoint d’alors.
Les riverains eux s’en réjouiraient s’ils avaient été tenus au courant et quand ils récupéreront une circulation normale devant leur porte.
L’opération s’inscrit dans une volonté de réhabilitation totale du quartier de l’Yser et une requalification urbaine pour monter en standing selon la majorité Rinaudo de l’époque.
Rien ne dit aujourd’hui que cette rénovation urbaine verra vraiment le jour vu la cure d’austérité engagée par la nouvelle mairie.


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