Mauvais diagnostic

Mauvais diagnostic

A la fin de l’été, le maire Denis Bertolaso avait déclaré que les problèmes de sécurité qui touchent la ville de manière croissante étaient dus à la consommation d’alcool. 

Un jugement démenti quotidiennement par des observations simples sur le terrain. Et pour cela il suffit d’avoir recours à deux sens: l’odorat et la vue.

Que ce soit dans les rues commerçantes ou dans le quartier des Bains Douches, pas besoin d’avoir fait Sciences Po, ou des études de médecine, pour reconnaître le parfum qui embaume l’air dès 18h. Une balade ou le simple fait de promener son chien permettent de se faire une idée de l’ampleur de l’impunité et du calvaire quotidien des habitants. 

Trois ados, du cannabis, des hurlements, des jets de projectile, du protoxyde d’azote, des voisins désespérés qui depuis l’étage prennent à témoin les passants: non la situation sécuritaire tonneinquaise n’est toujours pas maîtrisée et l’alcool est très loin d’en être la principale cause. En outre, très souvent la situation a déjà été dénoncée par les victimes aux forces de l’ordre et aux élus, sans changement.

Mais en même temps, difficile de s’en rendre compte quand on ne descend qu’épisodiquement de sa tour d’ivoire et qu’on se coupe de tous les retours de terrain potentiels.

Aujourd’hui, les élus de la majorité tonneinquaise affirment que la sécurité est l’une de leurs priorités.
Au-delà des approximations et des belles paroles, plus de sept mois après l’élection, les Tonneinquais attendent toujours d’eux de la considération.

Mais surtout des actes forts et durables.


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