A l’occasion de l’assemblée générale de Tonneins Natation sous la nouvelle présidence de Nicolas Sassi, le maire Denis Bertolaso a évoqué la renaissance potentielle de l’Union Sportive Tonneinquaise.

Née en 2014 sur les ruines de l’UST Natation, l’association à visée pédagogique, sportive et de loisirs compte actuellement 60 adhérents dont 29 jeunes. Elle est l’une des seules à ne pas utiliser les infrastructures de la ville faute de piscine couverte. L’activité est donc, depuis toujours, pratiquée dans le bassin communautaire de VGA, à Marmande.
Cours de natation enfants et adultes, aquagym les effectifs restent stables et les résultats en compétition sont là.

Pourtant, le club a parfois l’impression de nager à contre-courant avec ces déplacements imposés qui coûtent chers (4500€ par an une fois par semaine pour un prestataire extérieur + le prêt du minibus municipal pour la seconde séance hebdomadaire); l’entrée au complexe aquatique payant pour chaque adhérente toutes les semaines comme la participation aux compétitions.
« Heureusement qu’on a l’aide municipale, sans ça on aurait un gros déficit » confirme le dirigeant sortant Vincent Blasco. Choix a été fait cependant de ne pas augmenter les tarifs « car ce n’est déjà pas facile d’avoir des enfants le soir. Si on était au niveau de Marmande, on n’aurait personne. On a pris sur notre livret pour combler le manque à gagner et payer le maître nageur.  »
Sur ces bases, et en « ayant à coeur de faire vivre au mieux cette association », Nicolas Sassi en a pris la présidence avec Sandrine Belcamino comme vice-présidence. « Le passage de relais s’effectue en douceur avec nos prédécesseurs et nous saluons leur investissement pendant 10 ans. Nous remercions aussi la mairie car sans elle, il n’y aurait pas de club. »

Le maire Denis Bertolaso n’a pas été insensible aux nombreux remerciements; il a d’ailleurs tenu à souligner le mérite de cette association qui travaille hors les murs dans l’intérêt général (l’apprentissage de la natation aux plus jeunes), « vous aurez mon soutien pour une opération d’apprentissage estival. »

Le premier édile s’est aussi exprimé sur l’attribution des subventions associatives: « Pour le moment, c’est le fait du prince, il y a de grosses disparités selon les associations car il n’y a pas de réglementation. Et c’est valable pour les 150 associations de la ville. »
Pour y remettre bon ordre Denis Bertolaso aimerait faire renaître l’Union Sportive Tonneinquaise qui de 1928 et 2000 environ a fédéré toutes les associations sportives locales. « Aujourd’hui, il faut une clarté absolue et plus d’équilibre. Ce système permettait aux présidents d’associations sportives d’élire un référent unique qui gérait la subvention. Ce système me semble être une réponse parfaite à l’opacité. Bien sûr, rien ne sera imposé. »

Selon nos informations, une réunion s’est tenue le 21 octobre dernier mais l’accueil n’aurait pas été forcément d’un enthousiasme débordant.
Et pour cause, là où la municipalité voit une simple optimisation financière, sur le terrain on se rappelle l’expérience passé…et tout ce qui n’a pas fonctionné: les modalités inconciliables de fonctionnement de chaque association, les tensions autour de l’élection d’un représentant unique (qui dans un contexte où l’associatif est en berne risque de manquer de volontaire).
« Avant de relancer quelque chose comme ça, il faut avoir analysé les leçons de l’échec, en tirer les leçons et tenir compte de l’entre-soi ambiant. Cela ne se fera jamais » nous a confié un responsable associatif sous couvert d’anonymat.

Loin de ces tergiversations, Tonneins Natation continuera elle d’arpenter les couloirs de nage, pour le plus grand plaisir de ses fidèles licenciés.


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