Popularisée par Emmanuel Macron puis largement caricaturée au vu des résultats obtenus, cette expression de grand écart politique et intellectuel pourrait tout à fait convenir au nouveau maire de Tonneins, Denis Bertolaso.
Le docteur-maire ou maire-docteur (on ne sait plus trop où est la priorité) avait dit pendant la campagne vouloir partager son temps entre deux activités extrêmement prenantes, en attendant la retraite et en promettant un remplaçant.
Comment a-t-il pu imaginer une seconde que ce soit possible ? A-t-il surestimé ses capacités ou sous-estimé le travail quotidien de maire ?
Dans tous les cas en voulant être les deux « en même temps » les conséquences sont là: un remplaçant aléatoire, des agents de nettoyage convoqués à l’aube pour nettoyer le bureau du maire et plus d’une cinquantaine de patients qui reste à la porte du cabinet quasiment chaque soir au grand désespoir des secrétaires médicales débordées.
Si certains avaient imaginé par leur vote obtenir les faveurs du maire parce qu’il est leur médecin ils constatent surtout aujourd’hui qu’ils n’ont plus ou très peu de médecin du tout.
C’est quand même dommage quand on est vice-président de Val de Garonne Agglomération en charge de la désertification médicale et de l’accès au soin d’empêcher sa propre patientèle d’accéder au soin.

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