Audrey Lacube a repris la laverie familiale Fédrigo avec pour allié son sourire, sa bonne humeur…et sa maman.

Les clients ne l’identifient pas encore comme la patronne tellement sa maman Brigitte incarne encore cette petite laverie familiale de la rue Gambetta. Et pourtant Audrey Lacube en a repris la charge depuis 2023. Une transmission mère-fille qui s’est effectuée naturellement, dans la simplicité et la complémentarité.
En effet, malgré son départ en retraite en 2022 Brigitte donne un coup de main à sa fille trois jours par semaine pendant que cette dernière se consacre à son autre vie professionnelle comme agent administratif du Ministère de l’Intérieur. « Ce mode de fonctionnement basé sur la confiance nous convient très bien » assure Audrey. « On travaille de la même manière et on peut compter l’une sur l’autre. On savait que ça allait marcher parce que ça a été progressif. Et pour les clients, c’est moins perturbant car ils ont l’habitude de traiter avec l’une ou l’autre. »
La jeune femme hyperactive assume donc deux vies professionnelles aux antipodes. Celle de bureau où sa bienveillance fait le bonheur de ses collègues agenais et celle les mains dans la lessive et un fer à repasser à la main, à Tonneins.
Rien ne la prédestinait pourtant à un parcours aussi atypique. « Je me destinais au départ aux métiers de la banque mais je ne voulais pas partir loin pour mes études. J’ai donc passé un concours administratif dans la célèbre école tonneinquaise Deloustal pour finir par être mutée……à Argenteuil, en banlieue parisienne. » Après quelques années bordelaises elle se rapproche finalement de la maison en 2014 avec son affectation à Agen. Aujourd’hui elle est une chargée de communication heureuse et passionnée par un métier appris sur le tas.
« Mais j’avais toujours dit à maman « quand tu veux vendre tu m’en parles. » Il était hors de question de vendre la boutique qu’elle avait achetée en 2006 à n’importe qui. Avec le rachat, ce fonctionnement à mi-temps permet aussi à maman, qui adore voir du monde comme moi, de ne pas arrêter de travailler trop brutalement. »
Proposant des services de laverie automatique mais aussi de blanchisserie artisanale classique sa clientèle rassemble des particuliers fidèles mais aussi des gîtes, des hôtels et de la conciergerie hôtelière adepte de travail soigné et bien fait.
« Je ne vois pas les semaines passer. Et j’arrive à retrouver dans ses deux boulots ce que je préfère: le contact avec les gens. Je rencontre plein de monde, je discute, c’est toujours varié et jamais routinier. En plus, même en laverie automatique les clients apprécient souvent une vraie présence humaine, un conseil ou quelques banalités échangés. C’est ça qui me nourrit. «
Et si d’ici quelques mois viendra le temps inéluctable du choix entre ses deux boulots, pour l’heure Audrey préfère en profiter et continuer à partager sa joie de vivre avec ses clients mais aussi tous ses voisins commerçants de la rue Gambetta.


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