Peu de Tonneinquais hormis le public, les chanteurs et les directions des collèges d’Aiguillon, Casseneuil, Castelmoron, Nérac et Tonneins sont au courant du sérieux incident qui a eu lieu ce mardi soir, à la Manoque, dans le cadre du concert « D’ici et D’ailleurs » qui accueillait 200 choristes collégiens.

Il faut dire que la mairie s’est bien gardé de communiquer sur cet effondrement de la scène (d’une hauteur d’environ 20/30 cm) sous le poids des enfants, qui s’est produit une heure après l’ouverture du show.
Si tout le monde est quitte pour une belle frayeur, les nouveaux élus face à leur première « situation de crise » n’ont pas forcément brillé par leur réactivité.

Le maire Denis Bertolaso ne s’est pas déplacé, l’adjoint à la communication (et tant d’autres choses) Gabin Peyros en costume a fait une inspection visuelle et la première adjointe s’est débrouillée pour annoncer seule l’annulation du spectacle.

Si le silence de plomb qui pèse sur cette séquence n’est pas rassurant en termes de responsabilité, l’opacité a volé en éclat ce vendredi midi avec une vidéo de l’association Danse en Aiguillon, qui devait se produire deux soirs d’affilée sur la scène pour son plus gros gala de l’année.

« On a cru, on nous a fait croire que ce serait possible Mais on a appris ce matin que ça ne le serait pas (4 jours après l’effondrement). Nous cherchons une vraie salle de spectacle pour accueillir ce gala qui est seulement reporté » affirment les responsables la gorge serrée.
800 réservations avaient été faites et l’association doit donc se débrouiller seule pour régler un problème dont elle est la victime collatérale et pour laquelle elle semble avoir trompée jusqu’au pied du mur sans possibilité matérielle de se retourner.

Bien sûr le côté accidentel reste par nature imprévisible. Mais sa gestion en interne, avec l’association ou en termes de transparence de l’information reste par contre marquée du sceau de l’amateurisme et de la dissimulation.


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