Espérée pour 2027, la nouvelle résidence réalisée par la Mission Locale Moyenne Garonne devrait permettre de réhabiliter l’ancien tribunal administratif.

Résultat d’environ trois ans de réflexion et de construction, la résidence Habitat Jeune a pour but de répondre à une problématique simple: proposer aux jeunes étudiants, actifs ou en recherche d’emploi un logement de transition, une passerelle entre la maison de papa et maman et le logement à soi.
En Lot-et-Garonne, seul le territoire couvert par la Mission Locale Moyenne Garonne ne possède pas de logement de ce type, il était donc temps d’y remédier via un plan global. Vingt logements sont prévus à Marmande, un projet à Miramont et Casteljaloux et donc le bâtiment tonneinquais.

Ce projet présente l’avantage de réhabiliter en plein centre-ville une bâtisse d’envergure sans que la municipalité s’engage financièrement et tout en conservant la propriété des lieux.
Ici c’est un bail emphytéotique de 50 ans à l’euro symbolique (prise d’effet au 1er janvier 2026) qui a été signé entre la mairie et la Mission Locale, dont ce sera la première réalisation architecturale. Jusque là, la structure faisait seulement de l’accompagnement de jeunes dans les démarches administratives, de logement ou d’insertion mais c’est à Tonneins qu’elle exercera cette nouvelle compétence validée par l’Etat.

Ici dix logements meublés, équipés et conventionnés sont prévus (bail de six mois à deux ans) sont prévus avec des espaces de vie communs et le déménagement de l’antenne de la Mission Locale de la rue Nungesser et Coli au rez-de chaussée de cette nouvelle résidence. Un espace tout en un qui se veut facilitateur de parcours mais aussi porteur d’un nouveau dynamisme pour le centre-ville.

Si cette rénovation voit le jour sous la mandature Bertolaso, elle avait été initiée par la municipalité de Dante Rinaudo et votée le 9 décembre dernier en conseil municipal, à la majorité sauf une abstention. Celle de Jonathan Biteau, alors opposant, qui avait alors considéré le portage du projet par la Mission Locale, et non par un bailleur social, a minima surprenant.
La directrice Amina Khaldi lui avait rappelé que cela permettrait d’économiser sur les charges et d’utiliser les loyers uniquement pour le fonctionnement des lieux.

Parmi les quatre associations qui étaient hébergées dans les lieux, deux ont été pour l’heure été relogées au centre des impôts: l’ANACR et l’UFAC.


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