Historiquement le 15 août, à Tonneins, est marqué par trois événements qui font les sorties familiales de ce jour férié: les véhicules anciens de Vénès, le concours d’élégance et le vide-grenier de Ferron. Si ces événements associatifs existent depuis toujours, la municipalité a clairement choisi cette année d’afficher son soutien à certains, au mépris d’un autre.

D’un côté le parc de Vénès, un espace public dont l’accès a été interdit aux promeneurs plus d’une semaine avant l’événement et à l’entretien de pelouse millimétré. Pour un événemen le rassemblement des véhicules anciens, qui a été l’objet de nombreuses publications d’annonce sur le Facebook de la Ville (sans oublier le concours d’élégance au théâtre de verdure). Rappelons que ces deux manifestations automobiles conjointes sont associatives, portées l’une par les Passionnés du Lion l’autre par les Calandres Tonneinquaises.

Comme d’habitude, la mairie a mis les petits plats dans les grands pour Vénès avec de nombreux élus présents toute la journée, des agents municipaux mobilisés un jour férié, un barriérage, une scène.
Et dans ce grand raout, elle a totalement oublié et méprisé l’autre événement phare tonneinquais du 15 août. Il serait d’une grande mauvaise foi de nier la différence de traitement incontestable dont a pâti le vide-grenier de Ferron et son association organisatrice, l’AET.
Pas une seule publication numérique en amont, un parc avec 3 toilettes sur quatre inutilisables, un défaut de prévenance flagrant sur la dangerosité de certains arbres (et quand l’un d’eux s’effondre en fond de prairie, heureusement sans gravité, c’est plus sur la venue des services techniques que des élus qu’il faut compter), l’absence de bennes de tri, une visite de dix minutes montre en main du maire Denis Bertolaso et Gabin Peyros, une apparition sans salutation de Manuela Baïona, aucun mention ni photo dans la publication du lundi 17 août: la liste des différences est longue.

La municipalité a clairement choisi les associations qu’elle souhaitait mettre en avant lors du 15 août (AG).

Un tel mépris laisse évidemment la porte ouverte à de multiples interprétations: le vide-grenier, événement populaire par excellence, n’est-il pas assez chic pour incarner lui aussi le 15 août tonneinquais ? Le rassemblement des véhicules anciens (ou le concours d’élégance) qui attire de profils de collectionneurs plus fortunés est-il plus glamour et moins honteux pour l’image de la ville ? Ou alors la coprésidence de l’association des Calandres Tonneinquaises par l’ex-maire Jean-Pierre Moga devenu l’éminence grise de Denis Bertolaso explique-t-elle cette préférence très claire ?
A moins que l’association des commerçants ne soit pas assez digne d’intérêt et de confiance ou que des rancoeurs politiques obscurcissent l’objectivité de la communication municipale ?

Les faits en tout cas parlent d’eux même: trois associations subventionnées par la mairie, trois événements qui pourraient se compléter en faisant vivre la ville et aucune équité dans la promotion globale.

Le 15 août à Tonneins est déjà le seul événement réellement festif de l’été.
Il serait peut-être judicieux à l’avenir d’éviter de sélectionner les événements en fonction de ses accointances amicales ou politiques.


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