A 15 jours de l’élection municipale, le conseil du 25 février s’est révélé explosif (en témoigne la violente altercation entre le premier magistrat et Jonathan Biteau), expéditif (moins d’un quart d’heure montre en main) et inutile (puisque reporté au lundi 2 mars).
La cause de ce changement de date tient en un mot savant: le quorum. A savoir le nombre minimal obligatoire de conseillers municipaux présents (majorité et opposition confondues) pour voter légalement les délibérations prises en séance.
A l’ouverture du conseil ce quorum est vérifié par le secrétaire de séance. Ce palier est déterminé en fonction du nombre de conseillers municipaux en exercice et la règle de « la moitié plus un » s’impose. Pour Tonneins ce quorum est donc fixé à 15 conseillers présents physiquement.
Depuis l’affaire des démissionnaires de l’automne 2023, la majorité a toujours dû dépendre des deux groupes d’opposition pour l’obtenir. Le groupe mené par Dante Rinaudo avait alors affronté une vague de démissions emportant sept conseillers; s’en était suivi la démission de Céline Boussié en septembre 2025. Depuis il y a eu des absents récurrents et sous procuration quasi permanente, pour raison de santé notamment. Cela fait donc en réalité plus de deux ans que la majorité adopte ses délibérations sous perfusion et grâce à la mansuétude des deux groupes d’opposition.
Ce mercredi 25 février, en pleine campagne électorale et face à la ficelle un peu grosse de l’investisseur providentiel de la Manu le verrou a sauté et la fin de la partie a sonné de manière brutale.
Et Dante Rinaudo ne peut au fond ne s’en prendre qu’à lui et à son incapacité à fédérer durablement son équipe autour de lui.
Même face à la menace d’un boycott lors du dernier conseil municipal de son ultime mandature.

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