A la tête de la biscuiterie artisanale Que Du Bon, Sandra Blaison a fait du « bien manger » et de la lutte contre les méfaits du sucre industriel son cheval de bataille. Elle réalise des biscuits salés et sucrés à index glycémique bas 100% locaux.
« Je suis tombée dans la marmite de la cuisine et de la pâtisserie dès mon enfance. A la sortie du collège, je me suis formée pour faire de ma passion un métier. » Sandra Blaison est une passionnée qui a « 10 000 idées à l’heure » et qui n’a jamais dévié de son chemin gourmand.

Malgré les embûches, la pâtisserie et la cuisine ont toujours été sa boussole tout comme le fait d’allier le souci de l’autre et une alimentation saine.
« Après une petite expérience en restaurant, j’ai intégré l’ADES puis Castille où j’ai animé des ateliers cuisine pour autonomiser les résidents en vue de leur sortie » se remémore-t-elle. Elle passe ensuite 19 ans à Clair Matin au sein du restaurant d’application de la Corderie. Puis direction l’ITEP. « Là bas je me suis donnée comme mission de détourner les jeunes des produits industriels type barres sucrées ou nuggets en leur prouvant qu’on pouvait les faire de manière saine et soi-même. Pour leur faire comprendre les dangers de l’agroalimentaire qui nous empoisonne et du sucre caché absolument partout. »

Cette volonté de transmission du « bien manger » est stoppée net par un burn-out, une remise en question suivie d’un bilan de compétence. « Je me suis aussi heurté à mes propres problèmes de poids et de santé. Mon psy m’a alors fait comprendre qu’il fallait me réorienter, faire de tout ça une force. J’ai d’abord tenté différents régimes avant de découvrir la méthode de l’index glycémique bas (IG bas).
Une méthode qu’elle maîtrise aujourd’hui parfaitement: « l’index glycémique mesure la vitesse à laquelle un aliment fait monter le taux de sucre dans le sang. Un IG bas permet d’éviter les pics de glycémie, favorise la satiété et convient aux personnes soucieuses de leur santé, aux diabétiques, aux sportifs mais surtout à tous les gourmands. » Après avoir mené de nombreuses recherches théoriques, avoir aussi découvert le Süvi (un sucre à base de fibres de fruit) et surtout s’être rendu compte qu’il n’y avait rien de comparable sur le marché, elle décide de professionnaliser sa pratique tant en restant de sa cuisine à laquelle elle impose les normes sanitaires issues de son expérience passée en collectivité.
« Que du Bon a finalement été immatriculé le 5 décembre dernier ce qui m’a permis de faire la campagne de Noël. »

Sandra Blaison utilise uniquement des ingrédients locaux « car je suis extrêmement attachée à ma ville et mon territoire. Mais aussi parce que j’ai une vraie responsabilité de traçabilité et de grammage; pour les diabétiques qui me font confiance par exemple. »
Chaque semaine, elle lance deux ou trois tests de nouveautés et propose sur son site un pack différent regroupant deux biscuits moelleux, deux biscuits secs et deux biscuits salés. « La production n’est lancée qu’après les commandes pour favoriser la fraîcheur et limiter le gaspillage alimentaire. Et je fais la livraison sur des points relais bien déterminés. » Un projet abouti qui lui a permis de se faire un nom dans un temps record et même de remporter le prix Coup de Coeur du Concours des Entrepreneurs porté par VGA. Et ainsi d’obtenir un bureau à la pépinière Eurèka, d’intégrer un réseau et de bénéficier d’un accompagnement pour développer son entreprise.

« Je me donne six mois à un an pour réussir, en progressant chaque mois. J’aimerai pouvoir aussi proposer des packs d’ingrédients tout prêts pour que chacun puisse fabriquer chez soi des biscuits à IG bas. Je suis aussi en train d’adapter mon activité de cake design à l’index glycémique bas., ce qui nécessite des recherches conséquentes. »
Guidée par la passion gourmande et de l’investissement quotidien de Sandra Blaison, nul doute que la biscuiterie « Que du Bon » devrait rapidement conquérir de nouveaux adeptes.


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