Le 23 avril dernier s’est tenue la 127éme assemblée générale de l’association relative à 2025. Une année tout sauf normale pour l’un des partenaires les plus importants de la ville.
L’Amicale est forte d’un ADN multiséculaire construit autour des valeurs de l’éducation populaire, de la laïcité et de l’ouverture au monde extérieur. Loin de l’image de garderie, l’Amicale Laïque est un lieu d’éducation où l’on apprend et où on grandit. En quasi 130 ans elle en a connu des évolutions et des bouleversements. 2025 fera partie de ces années spéciales qui servent de marqueurs au début d’une nouvelle ère.

La fin d’un chapitre incarné par le départ du directeur emblématique Wilfried Cluchier, après 28 ans de carrière commencée tout en bas de l’échelle. Wilfried et l’Amicale ont longtemps résonné comme des synonymes tant il incarnait cette structure, au point d’être plus connu que son président, Gauthier Fabbro.
Il n’a jamais ménagé son temps pour en faire un acteur incontournable sachant manoeuvrer dans les eaux troubles des collectivités locales sans jamais toucher officiellement au poison de la politique tonneinquaise.
En 2016 il récupère une association exsangue avec deux salariés, ils sont près d’une cinquantaine aujourd’hui. C’est aussi sous son impulsion que l’Amicale Laïque a conquis de nombreux villages environnants et est devenu le partenaire principal de VGA en matière petite enfance.
Pour succéder à cette figure a été fait le choix d’une codirection à trois, menée par des femmes purs produits de l’Amicale Laïque, mais très peu connues du grand public (Janie Bugaret, Valérie Bouyssy et Jessica Anglade), un choix étonnant et unique à l’échelle locale.
Volonté de départager les charge de travail ou nécessité de dépersonnaliser la direction de l’association pour la rendre plus gérable ? La première option constitue la version officielle mais le résultat est là: désormais l’Amicale n’a plus vraiment de visage.
2025 est aussi marqué par l’entrée en politique de l’ex directrice du centre de loisirs de Bugassat Ouidad Barrhya sur la liste de Denis Bertolaso. Désormais maire, il a fait d’elle son adjointe à la jeunesse.
Lors de cette assemblée générale elle n’aura fait qu’une brève apparition laissant tout l’espace à l’omniprésent Gabin Peyros en charge des écoles (entre autres…).
Ce dernier, avec sa collègue Manuela Baïona, accompagnait le maire pour l’une des premières assemblée générale associative. Son bref discours d’à peine quelques minutes évoquant les « enfants nécessiteux » ne devrait d’ailleurs pas rester dans les annales.

Cependant une telle débauche d’élus peut interroger sur la future indépendance de l’Amicale Laïque dont l’existence dépend beaucoup de son contrat avec la municipalité pour gérer le périscolaire et de VGA (dont Denis Bertolaso est le premier vice-président) pour les centres de loisirs.
Ces interrogations, si elle ne remettent pas en cause la remontada qui a fait repasser les comptes au vert ou la qualité de l’accueil proposé, mettent juste en lumière un contexte de partenariat beaucoup plus politisé désormais.


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