En ce week-end de Toussaint, et depuis une semaine déjà, les cimetières reviennent à la vie avec la visite de nombreux proches venus entretenir les tombes et se recueillir. L’occasion de faire un point sur l’entretien global de ces lieux de mémoire.
Depuis quelques années et encore plus à cette période, le nettoyage des cimetières et son soi-disant laisser-aller refont surface.
Des photos de chemins recouverts d’herbes folles donnant l’impression d’un abandon total circulent, les visites au cimetière ressemblent davantage à un slalom entre les herbes grillées: les témoignages sont légions et la tendance à accuser la commune de « je m’en foutisme » émerge rapidement.
Et pourtant dans cette histoire, les municipalités ne sont pas décisionnaires, à Tonneins comme ailleurs.
Depuis 2017, la loi Labé dite « zéro phyto » est entrée progressivement en application dans l’espace public. Elle impose aux collectivités territoriales de bannir l’utilisation des produits phytosanitaires type pesticides et, notamment depuis 2022, dans les cimetières.
Dans un souci de respect de l’environnement, de la biodiversité et de la santé humaine; pour éviter la contamination des sols et des nappes phréatiques et pour protéger les agents et les visiteurs: cette pratique n’a pas pour but de rejeter toute végétalisation mais au contraire de la maîtriser intelligemment.
Légalement la commune a la charge des allées, clôtures, réseaux d’eau, ossuaires et espaces verts collectifs. Le maire Danis Bertolaso doit exercer son pouvoir de police pour garantir l’ordre, la sécurité, la salubrité et la décence des lieux. Et donc notamment trouver une solution aux débordements de nappes phréatiques et autres ruisseaux souterrains.
Concernant la végétalisation maîtrisée, le maire a à sa disposition le désherbage manuel, mécanique, thermique et l’enherbement total. Des solutions alternatives qui demandent toutes du temps et des agents mobilisés sur un domaine de plusieurs milliers de mètres carrés.
Les propriétaires de concessions ont évidemment eux comme obligation l’entretien de la tombe ou, comme il l’a été rappelé récemment, la suppression des eaux stagnantes propices aux moustiques.
Des obligations civiques partagées qui doivent entrer définitivement dans les mœurs pour permettre à ces lieux de mémoire de bien vieillir, tout en tenant compte des nouvelles obligations environnementales.


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