Comme les feuilles mortes, chaque année en novembre reviennent les dossiers de subventions associatives tonneinquaises.
Un indigeste millefeuille de plusieurs dizaines de pages où les pièces justificatives et détails financiers s’amoncellent que ce soit pour une première demande ou le cinquantième renouvellement annuel; le tout à rendre sous un mois sinon ce serait trop facile. Plus décourageant que ce document, ça va être difficile.
Mais petite subtilité et grosse pression cette année, la municipalité a décrété publiquement que « compte tenu du contexte budgétaire fragile, l’octroi des subventions fera l’objet d’un examen minutieux et vigilant. »
Est-ce à dire qu’avant c’était open bar, sans contrôle et à la tête du président d’association ? Ou que c’est un jalon diplomatique pas très subtil pour annoncer des coups de rabots inattendus ? La déclaration ne peut en tout cas être décorrélée de la volonté de regroupement des associations (qu’elles soient économiques ou musicales) et de celle de mettre en place un règlement d’attribution générant « moins d’opacité. »
Il ne faudrait cependant pas que la municipalité oublie que sans les activités de ses 158 associations son calendrier événementiel sera quasiment vide et que le lien social serait bien plus délité qu’aujourd’hui.
Un peu plus de facilité administrative et moins de leçons de morale infantilisante seraient les bienvenus. Pour rappel, ce ne sont pas aux associations de payer les pots cassés d’une gestion financière antérieure prétendument aléatoire.


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