Apparemment à Tonneins même au cimetière, on ne peut pas être tranquille ni honorer ses disparus comme on le souhaite.
A l’approche de la Toussaint, la municipalité s’est fendue d’un communiqué dont on cherche encore, comme souvent, la logique.
Il y est d’abord rappelé l’interdiction d’usage de produits phytosanitaires pour nettoyer les allées dans un souci d’écologie; jusqu’ici rien de plus normal.
Quelques lignes plus tard, cette même écologie peut cependant aller se faire voir puisqu’il est recommandé la dépose de fleurs en plastique, matériau qui, comme chacun le sait, n’est absolument pas polluant et n’a généralement pas une empreinte carbone catastrophique…….
Autre souci, ces fameux ornements artificiels doivent être préférés pour éviter les eaux stagnantes des vases et récipients, véritables nids à moustique tigre.
Mais quand la moitié du cimetière est érigé sur une nappe phréatique qui inonde quasiment tout les hivers la moitié des tombes (qui deviennent ainsi des gîtes larvaires potentiels), on peut se demander si les coupelles en plastiques doivent être prioritaires dans la liste des travaux hydrauliques municipaux.
Ou comment détourner l’attention et donner l’impression de faire quelque chose en s’intéressant à la souris et non pas à l’éléphant dans la pièce, ou en l’occurrence dans le cimetière.


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