Tonneinquaise depuis toujours, la jeune femme est un visage bien connu de la ville, au planning bien rempli. Musique, associatif, elle n’arrête jamais, malgré les embûches.

Enfant unique, elle a fait toute sa scolarité ici jusqu’à obtenir un bac pro gestion. Elle enchaîne ensuite avec un service civique à l’école Jean Macé, là même où elle était scolarisée. S’ensuivent des diplômes de l’animation (BAFA; CPJEPS) et un poste auprès des enfants de l’école Jules ferry pendant une année.
« Aujourd’hui je cherche un nouveau poste que ce soit dans l’animation ou le secrétariat vu que mes formations me permettent les deux. »
Des compétences multiples doublées d’une soif d’apprendre et de facilités certaines notamment dans le domaine musical lui permettent malgré tout de s’épanouir en attendant le poste de ses rêves.


La musique par exemple reste le fil conducteur de sa jeune existence. « J’ai baigné dedans depuis petite et j’ai reçu des instruments de musique en guise de cadeaux. A 12 ans, j’ai commencé la batterie et les percussions aux Pompons Bleus pendant 7 ans au point de finir par intégrer l’harmonie et la banda. Dans la foulée j’ai commencé la guitare en autodidacte avant d’intégrer l’Ecole des Arts pour me perfectionner mais aussi me mettre à la basse et reprendre la batterie. Un investissement récompensé par son intégration au groupe de la section musique actuelle.
Aujourd’hui, je continue seule ces trois instruments. »

La jeune multi-instrumentiste précise aussi qu’en 2019, elle se met au chant sur un coup de tête; cette même année (trois mois après avoir commencé) elle se retrouve à performer à la fête de la musique municipale, sa première prestation affrontée sans angoisse particulière. « Dans la vie normale, je suis plutôt timide. Mais dès que je monte sur scène je suis dans mon élément, je me libère et je vois que ça plaît aux gens; ça me transcende. »
Suite à ce premier événement, elle est régulièrement sollicitée pour animer les festivités tonneinquaises, mais pas que. Et après avoir fait beaucoup de reprises, elle travaille désormais sur ses propres compositions dont l’une des dernières sera l’hymne départemental du Téléthon 2026.

Lors de la féria des Assos en 2025, un stand avait promu le Téléthon tonneinquais (AG).

Une reconnaissance musicale mais aussi citoyenne car depuis 5 ans c’est elle qui a relancé le Téléthon localement.
« Avec mes parents, on l’a toujours regardé à la télé et je trouvais dommage que ça ne perdure pas sur le terrain. Le temps du confinement de 2020, on a peaufiné le projet avec quelques proches. Et on a pu tenir la première édition malgré le pass sanitaire. » Une première dans les pires conditions possibles qui aurait pu la décourager.
C’est mal connaître cette battante qui prépare actuellement sa sixième édition, le 5 décembre.

« J’aime me rendre utile. Comme j’ai quelques compétences, autant les mettre au service des autres. Et même s’il y a des choses que j’ai apprises sur le tas, c’est une fierté. Si ça peut donner envie à une seule personne de s’engager c’est déjà une victoire. » L’événement qui grossit d’année en année proposera cette année un loto extrêmement bien doté en partenariat avec l’AET.
« Et comme ce sont les 40 ans du Téléthon défi a été lancé d’accomplir 40 000km sur le département. Ici, Tonneins Rando et Tonneins Cyclotourisme partiront du théâtre de verdure pour y contribuer. Les sapeurs pompiers seront aussi mobilisés en multipliant les passages sur les tapis de marche. »

Le tout sur le fond musical du titre  » Maintenant dans la main » écrit il y a deux ans, en une heure sur le canapé. « On a ensuite lancé une collecte participative pour financer l’enregistrement dans un studio professionnel à Foulayronnes. » Le CD illustré par Laury compte trois versions, il sera mis en vente le jour J et l’argent récolté ira évidemment à la cause (il existe aussi une version numérique via un QR code). « C’est une grande fierté pour le groupe et moi d’être reconnu musicalement, que le titre voyage jusque dans le Sud Est de la France pour être repris par les écoles et qu’on puisse à terme publier leurs vidéos. »

Une exposition inattendue qui va avec une professionnalisation de l’événement: « on va monter une association l’an prochain pour faciliter les démarches administratives (cerfa pour les dons et lots, recherche de subventions, de partenaires et d’un local associatif).
Une dynamique ultra positive portée par une jeune femme déterminée de 26 ans

Dernier détail: tout ce parcours Laury Laffargue l’a accompli en étant malvoyante et malentendante de naissance.
Un handicap loin d’être une priorité, qui ne l’aura jamais empêché et dont elle a su faire sa principale force. Un bel exemple de résilience.


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