Depuis son élection en mars dernier, la nouvelle majorité semble s’appliquer à peaufiner la théorie du rien.
Deux exemples et priorités du mandat en témoignent: la sécurité et la Manu. Pour la première, malgré l’urgence du constat sur le terrain, le quotidien intenable, malgré des ventes immobilières qui s’effondrent et des commerçants qui envisagent le départ, concrètement il ne se passe rien pour pacifier la situation.
Pas plus de passages de la police municipale, pas de présence journalière de la Gendarmerie, pas d’élus sur le terrain et même un maire qui repousse sa prise de parole sur le sujet à la fin de l’année niant ainsi l’urgence et le mal-être des victimes. Certes il ne faut jamais confondre vitesse et précipitation mais attention à ne pas confondre non plus réflexion et inaction.
Pour la Manu, le verdict est le même. Suite à l’incendie du 21 juillet, le temps est désormais aux expertises. Et le maire reconnaît lui-même dans un article du Républicain « que dans les prochains mois il ne se passera rien. » Si l’aveu a le mérite de la franchise (et que pas grand monde ne se faisait d’illusions d’ailleurs) il abonde là aussi dans le sens de l’attentisme voire de l’amateurisme.
Il y a quelques mois, le maire avait demandé d’attendre la rentrée pour juger, qu’il fallait un temps d’appropriation.
On y est: les Tonneinquais attendent des résultats et des mesures fortes et concrètes. Le prochain conseil municipal aura lieu le 16 septembre. Dans l’intérêt de la crédibilité de cette équipe, il serait bon qu’il dure plus d’une demie-heure et qu’il traite des sujets de fond.


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